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Sang : Mêlé Âge : 16 ans
Statut : Élève
Gringotts : Compte
Année : Sixième année
Option #1 : Soins aux Créatures Magiques
Option #2 : Étude des Runes Anciennes
Baguette : Bois de cerisier, crin de licorne
Poste(s) : Batteur dans l'équipe de Quidditch

Avatar : Stefanie Giesinger
Points : 0

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Marie-Lise FeuerbachSerdaigle - Modo - Préfet
MessageÉté 1992 |Flaschback été 1992|  - Mar 5 Juin - 4:07
Été 1992



Juillet

Ces murs blancs n'étaient que coutume. Cette odeur d'antiseptique était devenue quotidienne. Le cerveau, aussi bien qu'il était, avait assimilé ces images, ces sensations dans une tentative misérable de soulager la grande tristesse qui envahissait le corps de la jeune femme. Chaque pores, chaque moment, chaque pensée était empoisonnée par le parfum particulier de la douleur, de la souffrance, de l'impuissance. Baisser les bras ne lui servirait à rien, mais le sentiment d'impuissance s'occupait de détruire le moral qui peinait à refaire surface. Malgré les câlins, les mots doux et le soutien, aucun remède ne pouvait servir de barrière au démon qui creusait son chemin. Depuis la fin de juillet, depuis ses premiers pas de retours à la gare King's Cross, depuis que son père l'avait récupérée en cette chaude journée qui annonçait le début des vacances, Marie-Lise n'avait pas réussi en a profité une seconde. On lui avait balancé la douche froide le plus tôt possible. La joie de la fin des B.U.S.E., la joie de retrouver sa famille et ses amis pour les vacances, tout cela s'était dissipée à cette attaque glacée.

On avait admise sa mère à l'hôpital. Déjà présentant quelques soucis de santés dans les vacances de Pâques, celle-ci s'était apparemment empirée. Elle ne pouvait plus quitter son lit, blanche comme les murs, se fondant dans ses draps. Elle avait perdu du poids et en perdait de plus en plus. Ils avaient fait des tests, puis d'autres. Ils avaient tenté deux, puis trois, puis quatre traitements sans arriver à de résultat. L'énergie quittait son corps de semaine en semaine. Marie-Lise restait à ses côtés, l'observant dormir, souffrir dans ce lit devenu prison. Dans ce corps devenu un poids. Elle n'avait plus la force de jouer. Les discussions n'excèdent jamais plus de dix minutes. Elle dort vingt heures par jour. Une toile de tristesse.

Vers le milieu du mois, son état s'était stabilisé. Elle avait repris un peu de force. Les conversations étaient passées de dix à 30 minutes, puis une heure. Toujours faible, mais moins. Toujours cachée parmi les draps, mais avec un peu d'énergie. Le moral est revenu, les troupes se sont sourit, se sont sentis revivre pour la première fois depuis le mois de juin. Comme un printemps venant réchauffer l'hiver, laissant place aux fleurs et petites créatures. Il y avait eu de l'espoir. Le feu avait brûlé et maintenant vie reprenait. Toujours coincée entre les murs blancs, mais avec une énergie et un joli avenir.


Août

L'orage avait frappé. En puissance il était venu, puis il est parti rapidement. Il a pris soin de tout ravager sur son passage, mais ce fut rapide. Comme un pansement retiré d'un coup pour minimiser la douleur. Cela ne pris que quelques jours. Moins de 72 heures avaient été nécessaire. Un matin tout était bien, puis vers l'heure du midi les sons des différentes machines se sont fait entendre. Les équipes médicales sont venues. Il y a eu les tubes, les aiguilles, les chocs puis un corps immobile. Son seul moyen de survivre était les petites pompes qui prenaient soin de faire respirer l'angle blond. Ils les avaient sortie. L'attente était longue, effrayante. Tenant la main de son père, Marie-Lise était retournée regarder sa mère qui n'était plus consciente. Douloureuse vision et retour des nuages gris. Le retour d'un hiver non désiré. Le démon avait refait son chemin avec tant de facilité que les larmes ont coulées, le sommeil a quitté, prenant la faim avec lui. Les yeux vident de vie, la jeune femme prenait place sur le fauteuil dans le coin de la pièce. Son père se tenait à côté du lit, tenait avec douceur la main inerte de sa douce, impuissant. Les larmes ne venaient plus. Le corps asséchés et l'énergie drainée, la chambre respirait la statue. Figés dans un tableau, les membres de la famille semblaient être des statues. Ce sont les machines, qui au bout de 65 heures d'attente, ont réveillé cette oeuvre. En quelques secondes la chambre s'est animée, s'est remplie. Ce fût le retour à la salle d'attente, mais cette fois-ci, il n'y eut aucun retour dans la chambre. Les docteurs étaient venus. Transférés dans une petite pièce séparée, la nouvelle s'était donnée.

Broyé du noir avait toujours été une drôle d'expression. Métaphorique, mais plutôt difficile à comprendre. Puis, vient le moment, où personnellement, c'est notre tour de broyer du noir. Marie-Lise en faisait l'expérience. Elle venait de perdre sa mère, source de lumière et d'inspiration qui l'avait guidée jusqu'à présent. La blessure fraîche, mais ce n'était pas terminé. La paix ne pouvait se faire. Ils ont demandé ce qu'il y avait de planifier pour le corps. S'ils pouvaient effectuer une autopsie, récupérer quelques organes qui pourraient servir. Puis, ce fût les signatures ici et là, les différents besoins d'organisations créent une pression supplémentaire. Les renforts sont venus, d'Allemagne et de France. La réunion familiale habillée de noir. On l'avait enlacé, embrassé, on lui avait partagé de sages paroles et du soutien. Le tout glissait sur cette carapace que le démon avait créée. Il était là, fort et puissant et s'assurer que rien ne puisse venir soulager sa proie. Il y était bien loger.

La mise en terre fut difficile. Les larmes sont enfin revenues. Petit bris dans cet extérieur sans émotions. Ils étaient revenus et n'ont pu s'arrêter. Elles ont coulées, hydratant un visage qui n'avait pas vu le soleil depuis plusieurs semaines. Elles scintillaient et captaient le reflet de la lumière du jour. Comme en lendemain de veille, l'astre était trop fort, trop brillant. Une ironie en ce triste sort. Les fleurs sont venues et puis il y a eu à manger. Le retour à la maison se fit. Cette-dernière semblait vide. Il y manquait quelque chose. Une penderie, restée telle quelle, ressemblait à un souvenir. Peut-être que si personne n'y touchait, la défunte reviendrai.

Les heures et les jours se succédaient. L'hiver était dur et sans pitié. Cependant, la vie avait toujours la force de revenir. Comme réveillés par le retour du doux soleil de printemps, les habitants reprirent quelques peu vie. Petite sortie pour visiter la pierre, puis manger une glace. Les sourires étaient rares, mais remplis de sincérité. C'était loin d'être parfait, mais la douleur s'était atténuée. Les résultats des B.U.S.E sont arrivés, la lettre pour la prochaine année à Poudlard et la sortie au chemin de traverse. Il y avait eu un retour aux beaux jours. Presque.Il y avait toujours une tante d'Allemagne présente et un oncle. Ils allaient rester. La jeune femme retournait à l'école et elle refusait de laisser son père seul dans la maison des souvenirs. Les trois adultes allaient se soutenir et Marie allait retrouver des camarades, un rythme de vie plus régulier et le Quidditch, question de se vider l'esprit. Évidemment, les lettres allaient être fréquentes. La famille ne pouvait s'empêcher de se surprotéger, mais elle était là pour ça.

Codage par Libella sur Graphiorum
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