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Sang : Pur Âge : 24 ans
Statut : Adulte
Option #1 : Étude des Moldus
Option #2 : Soins aux Créatures Magiques
Baguette : Cerisier - Plume d'oiseau-tonnerre
Animal/ux de compagnie : Un très joli serpent noir long de trois mètres au venin doucement mortel, prénommé Twist
A.S.P.I.C.* : Optimal
Poste(s) : Aucun

RPG en cours : Aucun
Divers :
Avatar : Heath Ledger
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Timothy “Tim” KennedyAdultes
MessageL’Amitié - Dim 22 Juil - 2:14
I swear, I shouldn’t have strayed.

   C’était une période chaude d’été. Le ciel possédait la même couleur que la mer qui bordait la plage, non loin de mon propre manoir. Ce fut ce qui occupa mes yeux d’un même bleu que l’océan. Les forts bras lumineux du soleil avaient caressé mon visage, ce qui permit à mes paupières de se libérer doucement, je sortais alors de ce sommeil profond. Le bruit des vagues, le son des mouettes, les cris joyeux des enfants. C’était là la mélodie de la vie même, qu’elle fût naturelle, animale ou humaine. J’étais apaisé.
  Mon attention se porta alors sur les personnes qui s’étaient installées sur cette bande sablée. Je reconnus quelques langues comme l’anglais ou l’espagnol. Je discernai les occidentaux des orientaux. Mais tous avaient un point commun : aucun n’était seul. Il y avait des duos romantiques, des trios dynamiques et même des quatuors toxiques. Tous éparpillés tout au long de ce chemin doré.
  Puis j’en vis certains en train de marcher au bord de l’eau salé, certains avaient les jambes plongées dans la mer. Une vague se leva soudainement et fonda sur un groupe, deux membres furent avalés. Cependant, malgré ce fort bras de fer aquatique, ceux-là en sortirent et rejoignirent leurs amis, le groupe n’eut rien perdu. Il demeura fort, soudé, et continua à marcher le long de cette plage jusqu’à la fin, où se tenaient manoirs, parcs et eau douce.
  C’est en les regardant atteindre la fin de cet apprentissage que je fus happé par une vague déferlante de souvenirs. Quand je sortis ma tête, je ne vis plus personne sur cette même plage. Il y avait toujours au début les petits maisons à gauche, et les grandes villas à la fin, à droite. Puis soudain, je me vis, moi. Et je n’étais pas seul. Nous étions sortis de nul part de la gauche. Nous marchions ensemble. Je pus voir alors que nous avions un rythme régulier, aussi puissant que les ondes volcaniques sous l’eau. Nous avions des visages aussi radieux que le temps, un beau soleil. Il faisait beau. Les demeures étaient de plus en plus belles au fur et à mesure que nous progressions. Nous étions solides. Nous marchions ensemble. Les écarts commençaient à se creuser alors. J’essayai de regarder de plus près. Je vis alors que je m’étais légèrement séparé du groupe pour tremper mes pieds. Au fur et à mesure que nous franchissions les lignes de sable, le désaccord m’écartait encore plus d’eux. Pensais-je alors que l’eau allait me donner de la force? De la vitesse? Je pensais à ce moment-là que cela allait être le cas. Puis nos visages n’étaient plus radieux. Le rythme était devenu irrégulier. Nous ne marchions plus ensemble. Puis je fis un pas de trop. La mer m’avala alors, m’extirpant entièrement du groupe, noyant mes cris. Mon groupe, blessé et meurtri par ma traître ambition, continua alors de marcher, d’autant plus qu’ils allaient de plus en plus vite. Je voulus intervenir, moi, depuis ma demeure. Je voulus sauter par-dessus mon balcon, me tirer de là et de me pousser vers mon groupe qui fuyait. Mais c’est comme si j’étais moi-même dans une mer invisible bloquant tous mes membres. C’est impuissant que je regardais mes amis continuer leur apprentissage. Mes yeux se gonflèrent de larmes, ce qui m’aveugla. Je réussis cependant à les sécher, et quand je retrouvai la vue, je me vis sortir péniblement de l’eau alors. J’étais trempé, j’étais exténué. Mais je vis, comme mon autre moi vit, qu’il n’y avait plus personne. Plus aucun signe de mes amis. Ni à gauche, ni à droite. Après quelques minutes en étant immobile et silencieux, je me vis terminer péniblement ce que j’avais entrepris de faire. Le pas lent, le visage pluvieux, le cœur pleurant. Je disparaissais tristement vers la droite. Je marchais seul, en traînant des pieds.
  En une fraction de seconde, je revis à la surface de la Terre, comme si j’eus sorti ma tête de l’eau du passé. Et c’est ainsi que je me rappelai alors de ce moment. Celui où j’entrai dans cette jolie bâtisse, le corps couvert de sel, de sable et de solitude. Je respirais péniblement à cause de la fatigue. Sur mes joues étaient tracés des chemins rouges venant de mes yeux douloureux. J’avais tout gagné en achevant cette poursuite au succès mais j’y avais tout perdu. C’est alors que je me posais plusieurs questions. Fus-je celui qui fut abandonné, ou bien fus-je celui qui abandonnai mes amis? J’eus alors la réponse de la question que je me posais depuis la seconde où j’entrai ici, celle de l’amitié. Cette force supérieure, inconnue qui gardait plusieurs personnes ensemble. Une sobriété et une fine raison étaient requises pour mériter cette force. Étais-je le seul qui ne méritait pas l’amitié? Comment une seule pièce aquatique a-t-elle pu nous séparer? Manquait-il quelque chose? Quelque chose de plus fort que la vague? Ces questions noyaient mon esprit comme les larmes se mirent à noyer mon visage. Well, it’s been a long time.

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Timothy "Tim" Kennedy
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L’Amitié
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