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 Rencontre dans la paille et les squelettes ft. Viola Atticus

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Cela faisait bientôt un mois que la rentrée avait eu lieu. Les premiers cours de Lyra s'étaient dans l'ensemble bien déroulés, tout au moins dans les matières qui l'intéressaient le plus. Aujourd'hui, elle avait terminé assez tôt et s'était décidée à écrire à ses grand-parents pour leur donner de ses nouvelles. Ils auraient qu'à faire transmettre à ses parents, si eux savaient où ils se trouvaient. Peut-être le préciseraient-ils à leur fille lorsqu'ils daigneraient lui envoyer une lettre ? Non, malgré les apparences, la jeune demoiselle ne leur en voulait pas spécialement. Quoiqu'un peu peut-être car depuis sa rentrée elle n'avait eu aucune nouvelle et ils ne s'étaient visiblement pas intéressés de savoir si cela s'était bien passé. Enfin pour leur défense, ils étaient conscients que Lyra n'était pas le genre à se laisser marcher sur les pieds alors pourquoi s'inquiéter ? Par principe peut-être, car c'était tout de même ses parents. Mais bon, Lyra n'espérait plus vraiment, à part engendrer des déceptions cela ne menait nul part. Et ils l'aimaient alors pourquoi vouloir davantage ? Il y en a qui n'avait même pas cette chance.

Tranquillement installée à la bibliothèque, elle rédigeait la dernière phrase de sa lettre et la parapha. Elle la relut et lorsque tout lui sembla bon, elle la plaça dans une enveloppe. Elle se leva ensuite discrètement et sortit du lieu silencieux. Il lui restait à présent à rejoindre la tour Ouest, mais elle n'était pas pressée. Alors elle se dirigea d'un pas désinvolte vers les escaliers, jetant régulièrement un coup d’œil aux tableaux ornant les murs. Un personnage la suivit même quelques instants, passant d'un décor à un autre sans vraiment prêter attention à ces changements d'environnement. En même temps, ils n'avaient pas de conscience. C'était tout de même curieux à observer.

Les escaliers se montrèrent cléments et amenèrent immédiatement Lyra là où elle le souhaitait. Comme par hasard, lorsqu'elle avait le temps ! Elle poursuivit sa route à pied et apercevant quelques chouettes et hiboux voltiger dans le ciel, elle sut qu'elle n'était plus très loin. Elle arriva enfin devant la bâtisse circulaire. Une odeur particulière et quelque peu désagréable vint lui chatouiller les narines. Elle grimaça et hésita un instant avant de rentrer. Évitant de poser les mains sur les murs de pierre, elle fit finalement un pas et pénétra dans la volière. Elle fut accueillie par des hululements joyeux ou discrets. Quelques rapaces s'envolèrent, non désireux d'effectuer un long trajet. Respectueuse des animaux, Lyra n'aurait de toute façon pas choisi l'un de ces oiseaux. Une petite brise vint délicatement effleurer sa peau. Elle frissonna, mais de dégoût, en voyant l'état de la paille jonchée au sol. Des squelettes de petits rongeurs étaient visibles par endroit.

« Quel endroit charmant » dit-elle pour elle-même.

Elle s'avança d'un pas nonchalant et sut immédiatement où orienter son regard. À cet instant, sa grimace se transforma en un doux sourire. Depuis l'année dernière, elle utilisait la plupart du temps toujours le même hibou, un splendide Grand-duc dénommé Nesko. Il était impressionnant et vif mais dénué d'agressivité. Lyra fit claquer sa langue pour capter son attention et amena doucement sa main jusqu'à sa tête. Elle la lui caressa quelques instants et elle sourit en s'apercevant qu'il appréciait ce contact.

« Tu m'as manqué mon beau. » murmura-t-elle gentiment à l'attention de l'animal.

Il claqua son bec dans le vide, manifestant son intérêt pour cette visite.

« J'ai du travail pour toi, mais je sais que tu aimes bien voyager, alors cela ne te dérange pas, n'est-ce-pas ? »

Le Grand-duc ouvrit ses ailes un instant, comme pour approuver les propos de la Gryffondor. Elle sourit à nouveau. Lorsqu'un bruit se fit entendre derrière elle, elle se retourna brusquement, l'expression beaucoup moins ravie.

Jeu 25 Mai - 13:21
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Viola Atticus
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Élève de Serpentard - Préfet(e)

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Viola relit une énième fois la lettre qu'elle venait d'écrire à son père. Elle hésitait vraiment à la lui envoyer, c'était la cinquième ce mois-ci et toujours aucune réponse. Le petit hibou noir, Nolan, qu'elle affectionnait beaucoup était maintenant habitué à la voir, toutes les semaines, un nouveau parchemin à la main. Elle ne comprenait pas, pourquoi son père ne répondait-il pas ? Était t'il fâché contre elle ? Nolan perdait-il les lettres, avait-il des ennuis ? Elle avait un mauvais pressentiment à propos de cela. Elle dormait mal, et faisait des cauchemars étranges, seule en plein milieu d'une forêt. Elle avait hésitée à en parler au professeur Rogue, mais c'était finalement ravisée. Il n'aurait probablement rien pu faire pur elle. Finalement elle se décida, elle allait envoyer cette lettre peu importe les précédentes, peut-être que celle-ci serait la bonne. Elle la plia et la glissa dans un enveloppe brune puis y inscrit à nouveau l'adresse du manoir, ces gestes lui étaient maintenant familier. La jeune fille quitta la salle commune sa lettre sous Le Bras puis se rendit à pas lent à la volière, comme si au fond d'elle, elle ne voulait pas poser cette lettre. Pourtant si, elle le voulait, elle le devait enfaite. La volière atteinte, elle grimpa les marches de pierres, la boule au ventre. Étrange, personne ne l'attendait avec un avada kedavra en haut de la tour. Juste devant la porte elle s'arrêta, soudain découragée, si son père ne lui répondait plus, c'est probablement parce qu'elle lui avait dit précédemment être satisfaite de sa maison. Lui qui restait serpentard n'avait pas dû apprécier. Mais après tout si ce n'était que cela, une lettre de plus le déciderait peut-être à répondre ? Elle passa alors résolument le pas de la porte, et pénétra dans la volière, une forte odeur d'excréments et d'animaux la pris au nez. L'odeur habituel cela dit, c'est là qu'elle remarqua la jeune fille devant elle. Celle-ci de dis ne l'avait pas remarquée. Tant mieux se dit Viola, elle reviendrait plus tard. Elle n'avait nul envie de poster cette lettre en présence de quelqu'un. Elle allait quitter la volière quand une planche grinça sous son poids. La jeune fille en fac d'elle se retourna manifestement agacée. Viola esquissa un sourire contrit:
-Mmh, désolé de te déranger, je venais pour... Laisse tomber je reviendrais.

Jeu 25 Mai - 18:22
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Alors qu'elle pensait se retrouver seule dans la volière en cet instant, Lyra se retrouvait maintenant face à une autre élève, ayant plus ou moins son âge. Son expression avait radicalement changé, arborant un visage neutre, presque sombre, et comme à l'habituel sa mimique fut mal interprétée.

« Mmh, désolée de te déranger, je venais pour... Laisse tomber je reviendrais. » s'excusa la demoiselle visiblement en train de prendre la fuite.

Si son sourire avait disparu c'était presque par réflexe, un peu par surprise aussi. Lyra pouvait se montrer réservée, principalement envers ses ressentis mais les attitudes qu'elle pouvait adopter ne reflétaient pas forcément ses pensées. Les personnes ne savaient tout bonnement pas les interpréter ou se contentaient de prendre pour acquis ce qu'ils avaient sous les yeux sans chercher plus loin. Beaucoup penseraient d'un chien qui grogne alors que vous passez devant son grillage que c'est une méchante bête, sans tourner la tête pour s'apercevoir du chat sur le trottoir d'en face à l'origine du comportement du canidé. Ainsi sont les gens, par économie cognitive. Ou par manque d'intelligence pour beaucoup.

Il est vrai que la compagnie animale lui était souvent préférée à la compagnie humaine ; de ce fait avoir été dérangée alors qu'elle s'intéressait à un rapace l'avait peut-être troublé. Cependant Lyra ne ressentait aucun agacement. Après tout, chacun avait le droit de venir ici. Elle n'avait qu'à avoir son propre hibou. Enfin cet argument n'était pas toujours valable. Il arrivait bien des fois où la Gryffondor s'agaçait envers quelqu'un qui la dérangeait alors qu'elle n'était pas dans un lieu qui lui était réservé. Peut-être au fond était-elle reconnaissante envers cette fille d'avoir voulu s'éloigner discrètement pour ne pas la déranger. Car oui, de toute évidence, c'est ce qu'elle avait voulu faire. Bien qu'en réalité la jeune fille ne voulait pas poster sa lettre en sa présence mais ça elle ne pouvait pas s'en douter, tout au plus uniquement le supposer.

« Ne t'excuses pas, tu as parfaitement le droit d'être ici. Ce serait bête de revenir plus tard pour une lettre alors que tu n'es qu'à quelques mètres des hiboux. » répliqua Lyra d'un ton calme et dénué d'une quelconque agressivité.

L'air grave qu'elle affichait jusqu'à alors se transforma en visage quelque peu plus amical, un léger sourire se dessinant sur ses traits. Nesko lui attrapa une mèche de cheveux avec vivacité et précision, évitant sa peau, l'air de dire « Eh je suis toujours là moi ! » . Elle se tourna brusquement, surprise, et se mit à rire franchement.

« En tout cas lui ne semble pas perturbé par ta présence pour agir avec espièglerie » ajouta-t-elle sur un ton enjoué.

Jeu 25 Mai - 21:44
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Viola Atticus
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rencontre dans la paille et les squelettes

   
ft Lyra Connor 

   La jeune fille avait retrouvé un air plus avenant et lui souriait à présent, après lui avoir proposée de tout de même envoyer sa lettre, son hibou, un grand duc nommé Nesko, lui avait attrapé une mèche de cheveux et elle s'était retourné en souriant. Viola la trouvait sympathique, elle faisait visiblement l'effort de partager l'endroit, hors elle savait combien l'intimité pouvait être nécessaire lorsque l'on postait une lettre importante. N'étais-ce pas la raison qui l'avait poussée à vouloir s'en aller ? Elle s'approcha un peu moins rétissante de Nolan et caressa les plumes du petit hibou noir. Elle affectionnait réellement cette oiseau, petit certes, mais rapide. Lorsqu'elle habitait encore à St Maxwelth, il y avait une volière derrière la maison avec 6 hiboux. Le préféré de son tuteur était Empire, un hibou grand duc, comme celui de l'autre fille, aux plumes blanches comme la neige. C'était un oiseau docile, rapide et résistant. Mais son préféré à elle, il s'appelait Obscur, c'était un tout petit hibou gris, Peter l'avait trouvé abandonné dans la forêt en hiver. Il l'avait ramené à la maison pour le soigner et après cela Viola n'avait cessé de vouloir le dresser. C'était un échec perpétuelle, le hibou était trop sauvage, trop libre, c'est pour cela qu'elle l'affectionnait tant. C'était le seul qui avait résisté, qui ne s'était pas laisser guider. Il était insoumis et libre, aussi Viola l'avait laissé chez elle, il n'aurait jamais pu l'accompagner de toute manière. Son tuteur, lui disait toujours que les animaux reflétait leur maître, mais elle n'était pas la maitresse d'Obscur, toute au plus elle était son amie, et au final, elle lui ressemblait plus qu'elle ne l'aurait voulu. Et l'autre jeune fille avec son hibou, était-il semblable ? Les grands-ducs étaient réputés des animaux loyaux, braves et résistants. Était-ce son caractère à elle ?
Désireuse de poursuivre la conversation elle se retourna, les serres de Nolan agrippés sur sa main:
-Tu préfères les grands-ducs, c'est intéressant. Nos animaux en disent beaucoup sur nous, bien que techniquement ce ne soit pas ton hibou. Même si on ne se ressembles pas, j'aime beaucoup Nolan parce qu'il est rapide et discret, mais il n'est probablement pas très résistant aux longues distances. Cela dit je n'habite pas si loin de Poudlard alors cela n'est pas vraiment un problème.

Jeu 25 Mai - 22:49


Dernière édition par Viola Atticus le Mar 11 Juil - 14:55, édité 1 fois
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Lyra observa du coin de l’œil sa camarade qui s'approchait d'un petit hibou noir, confiante. Elle devait bien le connaître pour s'approcher aussi aisément d'un animal dont le coup de bec pouvait être très douloureux. Elle le caressa affectueusement et la Gryffondor ne put réprimer un sourire ; elle appréciait que l'on prenne soin des animaux. Certains humains disaient « il faut d'abord s'occuper de nos problèmes à nous ! » mais la philosophie de Lyra s'apparentait davantage à « On n'a pas un cœur pour les Hommes et un cœur pour les animaux, on a un cœur ou on en a pas » . Elle ne supportait pas la supériorité que l'humain s'était accordée. Espèce qui se dit civilisée alors qu'elle s'entretue pour des choses futiles, qui n'accepte pas la différence. La maltraitance animale lui était intolérable et c'était l'une des raisons les plus favorables pour la faire sortir de ses gonds. À ce moment-là il n'était même pas certain qu'elle respecte la loi interdisant la pratique de la magie en dehors de l'école pour les mineurs. Et elle serait prête à en assumer les conséquences. Sans doute brillerait-elle même de fierté.

« Tu préfères les grands-ducs, c'est intéressant. » poursuivit soudainement l'autre élève tandis que Lyra passait délicatement sa main sur les plumes de Nesko. « Nos animaux en disent beaucoup sur nous, bien que techniquement ce ne soit pas ton hibou. Même si on ne se ressemble pas, j'aime beaucoup Nolan parce qu'il est rapide et discret, mais il n'est probablement pas très résistant aux longues distances. Cela dit je n'habite pas si loin de Poudlard alors cela n'est pas vraiment un problème. »

La quatrième année l'avait écouté attentivement sans pour autant détourner les yeux du Grand-duc. Ce n'était aucunement à interpréter comme un manque de respect. Surtout que le point de vue de son interlocutrice était intéressant. Il était vrai que l'animal fétiche d'une personne pouvant en dire beaucoup. On pouvait y voir des ressemblances, par exemple les Bergers Allemand étaient réputés pour être des gardiens, Lyra avait un côté protecteur également, mais des divergences pouvaient être observées à leur tour. Ce que nous inspirait un animal pouvait être simplement le reflet de nos propres attentes envers nous-même. D'un idéal que l'on ne pourrait atteindre. Il y aurait alors une part d'interprétation personnelle, un même animal n'évoquant pas forcément les mêmes qualités pour deux personnes différentes, bien qu'une « base commune » existait. Après une minute silencieuse, où éventuellement l'autre élève avait pu se demander si Lyra l'avait écoutée, cette dernière prit la parole, d'un ton calme et lent.

« Les Grand-ducs sont très impressionnants, majestueux même. Ils dégagent de l'assurance, semblent imperturbables. Je les trouve magnifique. Ce que cela m'évoque ? Je n'ai pas la prétention de dire que je suis majestueuse, haha oh que non ! Mais je pense que j'admire leur air inébranlable. Même si la beauté d'un être joue beaucoup quant à l'attention qu'on lui porte. C'est lorsqu'on cherche plus loin, le pourquoi s'il s'explique par plus que l'aspect physique, qu'on peut mettre en lien avec le caractère d'une personne. Par exemple, j'aime les chiens pour leur loyauté sans faille, l'amour inconditionnel pour celui présent à ses côtés au quotidien, le courage dont ils peuvent faire preuve. J'aimerais que les gens leur ressemblent davantage, qu'ils soient dénués d'hypocrisie, qu'ils soient solidaires et plus prévenants entre eux. De ces éléments tu peux déduire certains aspects de ma personnalité. Rien qu'avec cette phrase, tu peux supposer que j'ai beaucoup d'estime pour les animaux et que je pense que nous avons beaucoup à apprendre d'eux. Mais là je pars un peu dans la psychologie. »

Elle eut un rire bref.

« Quoi qu'il en soit, ce que tu dis est intéressant, oui. Même si j'étendrai aux animaux que l'on aime, comme je viens de l'expliquer. Si on s'arrête simplement à « nos » animaux, je peux te prouver que le contraire est tout aussi juste. Il y a des chiens maltraités qui, une fois libérés de la main de leur tortionnaire, se montrent pleins d'amour pour de nouvelles personnes, n'ayant pas perdu foi en l'être humain. On ne peut pas dire que ces chiens ressemblent à ces bouffons, pour rester polie, et inversement. C'est tout le contraire. L'une des âmes brille de lumière, l'autre est pourrie de noirceur. Quoiqu'à bien y réfléchir, de toute façon on ne peut pas considérer qu'il s'agisse d'un lien d'appartenance. Ce n'est rien de plus que de la dominance anormale et de la soumission. Même si de façon générale, je n'apprécie que moyennement le concept d'appartenance. »

Fronçant d'abord les sourcils, ne supportant pas l'idée que de tels individus aient la chance de vivre, elle afficha ensuite un sourire, qu'elle s'adressait à elle-même, amusée de philosopher sur ce sujet et surtout avec une élève qu'elle ne connaissait au mieux que de vue. Elle avait parlé avec tant de sérieux, la voix teintée de sagesse, qu'elle en était étonnée elle-même. Surtout qu'elle s'était un peu dévoilée et que ce n'était pas du tout dans ses habitudes. En même temps, une fois lancée dans le sujet animalier, elle pouvait s'exprimer sans trop réfléchir. Enfin si, dans le cas présent elle avait fait preuve de réflexion ! Mais pas du même type.

Sam 27 Mai - 0:11
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Viola Atticus
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Rencontre dans la paille et les squelettes

 
ft Lyra Connor

  Viola, Nolan toujours agrippé à sa main, s'arrêta un moment de la caresser et réfléchit. Quelle genre de fille avait-elle en face d'elle ? Du courage, de la loyauté, de l'amour du prochain. Elle avait d'abord hésité, cette fille était-elle chez gryffondor ou chez poufsouffle ? Mais la réflexion sur les humains qui battaient leurs animaux avaient achevés de la convaincre. Une pur gryffondor, courageuse, loyale et impétueuse. Elle ne pouvait que partager son point de vue sur les animaux, son père lui avait toujours enseigné le respect de l'autre, humain ou animal, et de toujours se traiter d'égal à égal. Il ne lui viendrait jamais à l'esprit de frapper un autre élève (sans raison, elle était pacifique
mais avec des limites), aussi jamais elle ne frapperai un animal, chien, chat, peu importe. La maltraitance animal n'était que le reflet de la faiblesse de l'homme, dominer physiquement et se sentir puissant, elle ne le supportait pas. La fille avait une reflexion très intéressante sur le rapport de l'être humain à l'animal. Surtout, elles partageaient le même rejet d'appartenance animal. Viola était intriguée, elles s'était toujours dit que si elle rejetait autant, l'appartenance ou l'autorité, c'est parce que au fond elle, n'avait aucune appartenance, étant adoptée. C'était une réflexion toute particulière d'un enfant qui ignorait son passé et son origines, un enfant sans attaches. Etait-elle adoptée aussi ? Une question trop délicate pour être posée, elle-même détestait qu'on lui pose des questions personnelles. Après tout, si elle voulait en parler elle n'avait pas besoin de poser la question, elle en parlerai elle-même. Elle avait aussi notée que la gryffondor c'était ouverte un peu, sur ses sentiments. Viola aimait le rapport d'égal à égal, et pour être à égalité, elle se devait d'en dire plus sur elle-même:
-Je comprends ton point de vue, et j'avoue que je le partage, la maltraitance animal est une abomination, cependant quand je parlais de reflet du caractère, je parlais de rapport a un animal que l'on aime, hors pour moi, battre un animal, est la preuve que l'on y tient pas. Je pense aussi que la domination animal n'a pas lieu d'être, tout est une question de confiance mutuelle et d'amitié entre l'animal et l'humain. Mais je suppose que cela vient de mon enfance, j'ai grandi très seule. Mes seuls amis étaient probablement les animaux alors bons, elle eu un petit rire, je peut difficilement ne pas les aimer.
Sur ses paroles, elle accrocha la lettre au pied de Nolan, qui s'envola précipitamment et quitta la volière. Espérant que cette lettre sois la bonne, Viola adressa une petite prière silencieuse à n'importe qu'elle être supérieur qui pourrait aider le courrier à parvenir à destination. Puis elle tourna la tête vers la fille en face d'elle:
-Je m’appelle Viola Atticus, je suis en 5 année à serpentard, et toi ?

Sam 27 Mai - 13:56
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Lyra avait trouvé là une camarade qu'elle jugeait intéressante, leur discussion sur la relation Homme - Animal retenait toute son attention. Lorsqu'il s'agissait d'animaux, il était plutôt aisé d'aborder Lyra, à condition de savoir de quoi on parlait. Malgré tout, briser sa carapace émotionnelle était une tout autre affaire, pour les humains en tout cas. Avec les animaux elle discutait plus aisément, n'ayant pas besoin d'un interlocuteur qui lui réponde, et surtout elle n'avait pas besoin de parler pour qu'ils ressentent les émotions la traversant. Bref, le contact était différent et possiblement plus appréciable à ses yeux.

La Gryffondor quitta Nesko du regard lorsque sa camarade reprit la parole, explicitant son point de vue. Elle l'écouta avec la même attention qu'auparavant, l'air pensif. Confiance mutuelle, oui, elle avait choisi le bon mot ; Lyra acquiesça à cet instant. Un sourire discret se dessina sur ses lèvres alors que l'autre adolescente lui expliquait son enfance solitaire entourée de quelques amis animaux. Elle ne se moquait nullement, ce n'était certainement pas dans ses habitudes de rire de l'histoire de quelqu'un, simplement elle y voyait un parallèle avec sa propre histoire. Elle avait quelques amis mais les animaux lui procuraient davantage de sécurité et de réconfort, et l'absence de ses parents - ou leur faible présence si vous préférez, cela fait peut-être moins péjoratif envers eux - avaient contribué à ce sentiment de solitude. De son avis, les animaux apportaient beaucoup, plus encore que les humains, que ce soit de la confiance en soi, de l'amour, un sentiment d'importance, notamment.

Lyra n'avait rien à ajouter, elle approuvait les propos de sa camarade et elle ne sentait pas le besoin de se confier quant au comportement décevant de ses parents ; c'était une habitude et cela lui avait forgé son caractère bien trempé, ce n'était pas plus mal. Forcément, être difficile à atteindre sera perçu comme positif par l'individu ayant ce trait de caractère. On ne se laisse pas marcher sur les pieds, on peut progresser plus vite que d'autres, moins souffrir et se battre plus longuement ; mais ceci exige des sacrifices, fournit de nombreux défauts en contrepartie.

L'adolescente accrocha finalement sa lettre à la patte du petit hibou noir. Ce dernier fit battre ses ailes et bientôt il quitta la volière. Lyra le regarda s'éloigner jusqu'à ce qu'il ne soit plus qu'un point noir dans l'horizon.

« Je m'appelle Viola Atticus, je suis en cinquième année à Serpentard, et toi ? » se présenta soudainement l'élève.

Lyra se tourna vers la Serpentarde et la détailla quelques secondes, comme si ces trois nouvelles informations lui apportaient des renseignements cruciaux. Il n'en était pourtant rien, il ne fallait pas se laisser avoir par l'impression qu'elle pouvait dégager, à l'instar du moment où Viola était arrivée. Elle ne la jugeait nullement, elle imprégnait simplement ces nouvelles informations dans son esprit, analysant son interlocutrice sans curiosité déplacée. Certains Gryffondor se seraient immédiatement braqués en apprenant qu'elle était une Serpentarde, quoique ceux là se seraient assurés au préalable de ne pas avoir affaire à une élève Vert et Argent. Lyra n'était pas ainsi ; ce n'était pas la maison qui définissait la personne. Elle ne rassemblait que certaines caractéristiques et ce ne serait certainement pas un concept d'appartenance de la sorte qui allait influencer le caractère de quelqu'un. Certes, les fréquentations jouent un rôle et forcément la maison influence sur les relations, mais tout demeure question de choix.

« Moi c'est Lyra Connor. Je suis en quatrième année, à Gryffondor. » répondit la Gryffondor avec un sourire franc.

Elle manqua d'ajouter sa place dans l'équipe de Quidditch, dont elle était si fière. Mais si elle l'avait fait, cela n'aurait pas été par prétention ou arrogance, simplement pour signaler implicitement qu'elle l'avait peut-être déjà aperçu lors d'un match ou d'un entraînement et que l'équipe de sa maison serait confrontée à elle et sa propre équipe. Elle se retint néanmoins, jugeant finalement que ce n'était pas si important pour l'instant et ne souhaitant pas que sa camarade la prenne pour une personne hautaine. Elle se moquait la plupart du temps du jugement des autres, mais appréciant plutôt bien cette nouvelle rencontre, elle ne ressentait pas l'envie d'y mettre un terme à l'instant même.

Nesko poussa un hululement impatient. Lyra tourna la tête vers lui et lui adressa un sourire. Avec cette discussion, elle en avait presque oublié sa présence ici !

« Toi aussi tu veux y aller ? » lui dit-elle doucement.

Elle posa les yeux un instant sur sa lettre, puis l'attacha aux pattes de l'oiseau.

« Bonne route mon beau ! » lui lança-t-elle en signe d'encouragement.

Une dernière caresse sur le plumage, puis l'animal quitta la volière à une allure plus lourde que son congénère. Ses battements d'ailes furent plus bruyants que ceux de Nolan. Lyra ne détourna pas le regard de l'oiseau, pensive. Elle savait que la lettre arriverait à destination, mais est-ce que le message serait transmis à ses parents ? De toute façon, dans un cas comme dans l'autre, sa vie n'en serait pas changé.


HRP:
 

Jeu 15 Juin - 13:49
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Viola Atticus
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rencontre dans la paille et les squelettes

   
ft Lyra Connor 

   Gryffondor alors, après réflexion, c'était plutôt cohérent. D'ailleurs elle lui semblait presque familière maintenant. Elle connaissait quasiment tous le monde dans l'école, ça faisait un peu parti du boulot de préfet, remarque c'est vrai qu'elle connaissait mal les premières années. Mais elle l'avait vu autre part, probablement dans un match de quidditch, elle ne jouait pas mais elle assistait à tous les matchs, en grande supportrice de serpentard. Voilà, elle en était sûr maintenant, elle l'avait vu jouer. Elle connaissait mal les joueurs rouges et ors, à part Griffin, avec qui, il fallait le dire, elle s'entendait moyennement. Mais cela n'était pas dû aux couleurs de sa maison, plutôt au fait qu'Autumn était une idiote, arrogante et paresseuse. Comme quoi le nom de sa maison ne faisait pas de nous ce qu'on était, lyra et Autumn semblaient bien différentes l'une de l'autre. Viola jeta un rapide coup d’œil dehors, il se faisait tard. Elle devait rentrer au château si elle ne voulait pas louper son cours d'étude des des runes:
-Je dois y aller, j'ai un cours qui m'attend. J'aimerais qu'on se reparle un de ces jours, peut-être lors d'un de tes matchs. Je ne joue pas mais je suis une grande fan. J’espère que ta lettre arrivera à destination.
Elle quitta la tour, Lyra était agréablement intelligente et surtout, elle lui ressemblait, or c'était agréable de parler avec quelqu'un pensant comme elle. Ils n'y avaient aucuns doutes sur le fait qu'elles se reparleraient.

Mar 11 Juil - 15:41
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