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MessageDachaigh - Dan Harrison - Lun 20 Nov - 0:02
Dan Caileanach HarrisonPòsaidh agus slaodachadh   J’étais debout au beau milieu de la nature, dans ma chère et tendre Écosse. Droit et solide, je contemplais le Loch Awe qui, dans son élégance et sa splendeur, continuait de vivre d’un flux dynamique et majestueux. Le vent frais tappait contre mon visage blanc, quelques nuages gris tapissaient le ciel, d’habitude coloré d’un bleu marine. Pourtant le froid ne pouvait pas m’atteindre. Non pas parce que mon costume fait sur mesure était assez chaud, ni parce que mon chapeau haut de forme était imposant, mais parce qu’on ne peut pas refroidir ce qui est déjà glacé. C’est donc ainsi que mes yeux étaient comme collés au paysage sobre mais raffiné, loin de ma ville natale, mais proche de ma solitude encombrante. Pourtant, le souvenir de mon objectif me revint à l’esprit. Il n’y avait personne, enfin, il n’y avait plus personne. Je jetai un regard derrière moi.
  « Parfait, ils sont bien morts. Un joli petit couple, même silencieux.
  Je fis quelques pas en arrière. Mes chaussures m’ont coûté une petite somme de gallions, mais ce n’est pas quelques brindilles qui m’empêcheront d’achever ce que j’ai entrepris de faire. Je plongeai ma main droite dans ma petite poche intérieure gauche de ma veste, et je sortai ma baguette. Je regardai aux alentours. Il y avait quelques bouts de bois un peu plus loin. Mais il était hors de question que je me déplace pour les prendre et que je me salisse les gants. Je pointai ma baguette en direction de ces branches.
  _ Wingardium Leviosa! fis-je en tournant ma baguette.
  Aussitôt que je levai la baguette, les bouts de bois s’élevèrent dans les airs tout doucement. Puis ils suivirent les mouvements de ma baguette, comme si celle-ci dictait ses ordres sans que j’aie besoin de ne faire quoi que ce soit. C’est ainsi que les branches s’entreposèrent devant moi. À côté de moi se trouvait ma vieille valise en peau de serpent. Je pouvais y mettre n’importe quoi, mais aussi la trimballer de Londres jusqu’à un loch au hasard. Un coup de baguette et elle s’ouvrit gentiment. D’une main gauche délicieuse, j’y pris un petit chaudron. Je l’installai au-dessus du tas de bois, il était soutenu par deux autres de chaque côté. Je pointai ma baguette vers ce chaudron.
  _ Aguamenti! criai-je.
  Une petite quantité d’eau jaillit de ma baguette pour couler dans le chaudron, maintenant plein. Mais il manquait une petite chose.
  _ D’une chaleur y naîtra mon refuge.
  Je fis un geste sec devant mes préparatifs, et les bouts de bois prirent feu. L’eau dans le chaudron bouillonnait déjà, c’était plutôt satisfaisant. La fumée semblait presque transpercer les nuages là-haut. La cheminée prête, il ne manquait plus qu’une seule chose. Je rangeai alors ma baguette à l’endroit où elle était, puis j’extrayai quelque chose de ma valise. Cela faisait à peine la taille de ma main, et c’était transparent. Pourtant, sans réfléchir une seconde de plus, je m’approchai du chaudron et j’y plongea la petite sphère. Je reculai de quelques pas et je m’agenouillai. Je me mis à fermer les yeux et à méditer sur le prochain article que je pourrai préparer quand j’aurai commencé à monter mon empire journaliste. Que faisais-je? Ce n’était pas mon but d’y réfléchir. Je laissai l’air me toucher le visage et me purifier l’esprit. Et quelques minutes plus tard, j’entends un petit bruit étrange j’ouvris les yeux. Mais je n’eus pas le temps de faire un autre geste que le chaudron se renversa, éteignant alors le feu, brûlant l’herbe tout autour.
  _ Que.. ? bredouillai-je
  Pourtant, mon inquiétude se transforma en fierté. Quelque chose se mit à bouger dans l’herbe. Quelqu’une chose de long mais comme si c’était plusieurs choses qui bougeaient à la fois. Je m’approchai de cette chose mouvante. Pourtant je savais à l’avance ce que c’était. Je la pris dans mes mains. Son corps long et sans membre vint s’enrouler autour de mon bras. Malgré une peau déjà écailleuse, je trouvai ceci très agréable. Mais ce qui me fit davantage plus plaisir, c’est que ses trois têtes vinrent se frotter contre ma joue. Puis au bout de quelques secondes, elle, ou elles sifflèrent quelque chose. Et pourtant, ce message derrière ses sifflements, je les compris parfaitement. Et c’est ainsi que j’hochai la tête et que je tournai ma tête vers le couple muet, derrière-moi. Je la posai alors au sol, elle rampa jusqu’à eux. Et c’est en la regardant continuer qu’un sifflement, semblable à celui des serpents, s’échappa de mes lèvres :
  _ Bon appétit, Dear Lucia. »

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