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 Mystère épistolaire

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Gemma Landre
Élève de Serpentard - Modération RPG

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Mon détestable correspond,

Peut-être que nos esprits nous envoient un signe. Ils veulent nous pousser à nous lever la nuit, dans un même temps, pour nous obliger à nous rencontrer et découvrir qui est l'autre. Je raconte n'importe quoi, je ne crois pas au destin. Je ne pense pas qu'une entité décide à notre place de notre existence. Au fond, je dois être une personne assez sceptique, je suppose. Et toi, tu y crois ?

Je ne suis pas sûr de pouvoir encore te considérer comme un « parfait inconnu », pour reprendre tes termes, alors que je t'ai dévoilé tant de mes pensés et que tu en as fait de même. Certes, nous ne connaissons pas nos noms, mais ce ne sont pas eux qui constituent notre être véritable. Notre patronyme n'est qu'une barrière qui nous li indubitablement aux autres que ce soit dans le bon ou le mauvais sens. Enfin, je considère que ce n'est jamais très bénéfique de s'arrêter à cela, et grâce à notre anonymat (je pense que cela convient mieux pour définir le fait que nous ne connaissions pas l'identité de l'autre), on n'a pas peur de se dévoiler. Ça me fait du bien, plus de barrière, je sus moi-même.

Tu remarquera sans doute que j'élude sur ce qui me mets mal à l'aise. Ça peut paraître ridicule. Peut-être même que ça l'est.

Pour les ragots je te crois sans peine, je ne comprend absolument pas l'intérêt que tu aurais à me mentir de toutes manières. Il doit quand même falloir avoir pas mal de temps à perdre pour ce genre de choses. Avec les cours et tout le reste, je n'aurais jamais le temps à la place de cet inconnu. Si cela t'amuses, pourquoi ne pas lui demander de le seconder ? « Cher sorcier, je trouve cela passionnant de détruire certaines personnes, m'accepteriez-vous à votre suite ? Affectueusement. ». Tu risques néanmoins de passer sur son prochain papier s'il te juge inapte à l'aider. Ce serait d'une âcre ironie.

La question à se poser est donc à quel moment nous devrons arrêter notre correspondance avant de nous démasquer ? Qui te dit que ces évidences ne se feront pas de plus en plus précises ? Quand atteindrons-nous ce point de non-retour ? Serons-nous près à cesser d'échanger pour préserver notre secret ? Je vais être honnête. J'aime t'envoyer et recevoir ces lettres, et ne veux pas y mettre fin. D'un autre côté, je n'ai aucune envie que tu saches qui je suis. Je pense qu'il en est de même pour toi, ne serait-ce que pour ce second point.

En ce qui me concerne, je ne me rappelle aucunement d'un souvenir vraiment heureux avec ma famille. Ni malheureux, mais je crois que c'est parce que j’oublie. Je suis si jeune, et déjà j'oublie. Tant de pans de mon existence sont flous, et si peu limpides. C'en est effrayant. J'ai peur de me retrouver un jour à ne plus rien savoir de moi-même où de ce que j'ai été. Tout ce qui me semble si important aujourd'hui ne sera bientôt plus rien. Cet instant, que je vis pourtant, bientôt s'effacera. Terrifiant.
Mon souvenir heureux, je crois que c'est mon arrivé à Poudlard. Je ne savais pas encore tout ce que cela allait engendrer, j'appréhendais, mais j'avais tort. Je n'ai jamais été si bien que depuis que je suis ici. C'est incroyable, et je redoute de rentrer chez moi. Je n'en ai pas la moindre envie, mais il le faudra bien. Au moins pour sauver les apparences.

Que penses-tu du temps qui passe ?

Celle qui t'es encore une inconnue.

Dim 25 Juin - 4:24
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Drago Malefoy
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Élève de Serpentard

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Mystère épistolaire

avec Gemma Landre (démasquée à cause de son écriture)



C
hère... chère,


Haine, déception, et acharnement ont peuplé ma semaine. T'est-il arrivé d'être perdue? D'avoir une route à suivre, vouloir en sortir, mais ne pas pouvoir y parvenir? Question bête, je sais très bien que oui. Tu me l'as déjà dit, sans me le dire. Curieux, hein? L'ironie dans tout ça c'est que je m'y retrouve un peu maintenant. Un peu tard, et pas exactement de la même manière que toi. C'est autre chose. C'est même très différent. Ca l'a toujours été et je ne l'ai réalisé que très récemment.

A l'heure où je t'écris, j'ai l'impression de ne plus rien savoir, de tout découvrir. Enfin, pas tout. Je ne sais plus à qui je m'adresse (tu penseras sans doute que ça fait partie du jeu de cet échange), et je ne sais plus qui je suis censé être en t'écrivant. Le même que dans ces couloirs, ou pas? Dois-je redouter les mots que ma plume laisse échapper? Maintenant, je devrais peut-être me méfier. C'est flou. Ces échanges n'ont rien arrangé, au contraire. Les mots aggravent et immortalisent les doutes, comme tous les sentiments qu'on s'efforce d'enfouir.

Pourquoi faut-il se sentir mal quand nous faisons bien notre devoir? Je te dis ça en connaissance de cause. C'est vague, mais c'est la vérité. Je suis d'une sale humeur ce soir, tu l'auras compris. Je me décharge un peu.

Et pourtant, je suis un bon soldat. Je le dis et le revendique. Je me permets un écart.

Au fond, tout ça me dépasse. Tout est pourtant si simple d'habitude. Je me dis que quand on se répète une chose dans sa tête, on finit par y croire. Qu'est-ce qui est plus important?

Uniforme et mode de pensée. C'est ça mon truc, et ça l'a toujours été. Tu devras l'accepter. Dans ces lettres, malgré toi et sans le savoir, tu as voulu me changer. Je ne le comprends que maintenant. Mais sache que je suis résolu, plus que jamais, à rester qui je suis. Personne ne me changera. Pour une raison (presque) mystérieuse, c'est beaucoup plus difficile de me livrer aujourd'hui. Je regrette déjà de l'avoir trop fait. Je n'aurais pas dû, et toi non plus, je crois. J'en ai beaucoup trop dit, et je pensais m'en sortir indemne. A cause de ça, il y a eu une méprise. J'aurais dû me méfier. Je le savais. J'ai été trop négligeant. Je réalise qu'au fond, tel que tu réfléchis vraiment, il est logique que m'aies vu autrement. A travers tes mots, tu as voulu me convaincre d'adopter ta philosophie de vie, ou du moins ce que tu en as dévoilé. Et en me confiant, je t'ai laissé croire que c'était possible. Non... J'ai besoin de soutien, pas de révolution. Mais puisque tu m'es inconnue, en tout point visiblement, pas besoin de me soutenir, n'est-ce pas? Es-tu la même dans ce château qu'à l'écrit? Non. Je ne crois pas non plus. On ne se connaît pas vraiment en fait. C'est pas un scoop, et pourtant c'en est un quand même. Tu m'as ouvert les yeux de bien des manières, y compris celles dont je m'y attendais le moins.

Pour revenir à ta question, ce que je pense du temps qui passe? Eh bien, il passe. Voilà. Il détruit des choses en chemin, et il file vite, il parait. Alors il ne faut pas le gaspiller. J'essaie de ne jamais gaspiller mon temps. Je gaspille suffisamment d'autres choses au profit de mon temps précieux. C'est parfois nécessaire. On le comprend pas toujours, mais moi je m'en fiche.

On me dit parfois que je fais trop le dur, mais je suis obligé. Je t'ai déjà fait cet aveu, mais d'une certaine manière, cette fois c'est différent. Je te l'avoue vraiment.

Impossible de comprendre quoi que ce soit, n'est-ce pas? J'y comprends rien moi-même. Tout ça me dégoûte et me rend amer.

Ne crois pas que j'irai seconder le sorcier masqué. Je suis jaloux de ne pas y avoir pensé moi-même, c'est vrai, mais je ne seconde personne. Je suis un leader. Comme tu dis il faut avoir du temps à perdre pour ce genre de choses, et je t'ai dit que mon temps était précieux. Quand je saurai qui c'est - parce que je le saurai -, je rigolerai bien, ça je te le promets. Maintenant que la chasse au sorcier masqué est lancée, je pense que je vais apporter mon aide. Je suis curieux.

Ton arrivée à Poudlard est donc l'évènement le plus heureux de ta vie? Ca ne m'étonne même pas. J'aurais dû le deviner, par rapport à tout ce que tu as déjà affirmé dans tes lettres bien sûr. J'aurais pu le deviner. Et puis en fait, j'ai pas su. Je ne sais rien du tout en fait. J'ai rien vu.

Ultimatum. J'ai l'impression que c'est le mot qui caractérise ma vie en ce moment. Quel est le tiens?



Codage par Lou Perkins

Sam 15 Juil - 2:25

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Dernière édition par Drago Malefoy le Sam 15 Juil - 16:20, édité 1 fois
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Gemma Landre
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Élève de Serpentard - Modération RPG

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Cher ... Cher ?

Je viens de lire ta missive. Voilà une chose qui reste logique si on considère que j'y répond. Enfin bref, comme tu l'imagines sûrement, je suis dans une totale incompréhension. Je ne comprends pas le sens de la plupart de tes mots, ni pourquoi tu agis de la sorte. Tu sembles perdu, à aller dans une direction puis une autre sans réelle logique. Dans tout ça je me perds, je ne sais plus quoi dire. Faisons comme je le peux. Saches tout de même que c'est un peu compliqué, étant donné que tu fais et les questions, et les réponses.

Effectivement, il est normal que tu ne saches pas qui je suis, et réciproquement. C'est justement là tout le but de notre échange : deux éternels inconnus qui peuvent sans crainte s'exprimer. Tu n'as donc pas la moindre raison de te demander comment tu dois penser ou agir, sois juste toi même, échappe toi du quotidien et des faux-semblants.

Tout dépend de ce devoirs, et du jugement qu'on lui porte. L'acceptes-tu ? Le juges-tu juste ? Tu te sentirais bien si tu faisais ce qui te sembles justifié, et c'est peut-être ça ton véritable devoir.

J'ai bien vu que ça n'allait pas, tu le dis clairement. Même si je ne sais pas pourquoi, je te laisse exprimer tout ce que tu veux ici. Si tu peux te soulager de tes humeurs, vas-y.

"Un bon soldat". Pour qu'elle cause te bats-tu ? Une en laquelle tu crois ? Si c'était le cas, tu n'aurais pas besoin de faire un écart. Un écart sur quoi, d'ailleurs ?

Si ça te dépasse, ça m'échappe. J'ai remarqué que tout restait simple tant qu'on ne pensait pas. Si tu ne tombes pas dans ce piège, ta vie sera sereine. Pour moi c'est trop tard. Parfois, j'ai l'impression que pour toi aussi. D'autres, que tu arrives à te contrôler. Personnellement je n'ai pas pu, et je le regrette de plus en plus. Si j'étais parvenue à ne pas tout remettre en question, je serais aujourd'hui celle que je devrais être, je ne décevrais personne. Car j'ai beau m'amuser à répéter que ça m'est égal, c'est faux. Le regard de mes proches comptent énormément, je crois. Si j'avais remplies leurs attentes, je ne serais pas dans la détestable situation dans laquelle je me trouve.

Tu peux t'asséner une phrases tellement de fois qu'elle te paraîtra réelle. C'est ce que j'ai fais ces derniers temps. Le risque, c'est de se rendre compte plus tard qu'elle n'est que mensonge. Mes désillusions font mal.

Je te le répète, je ne comprend plus rien. Absolument plus rien. Pourtant, j'ai presque l'impression de savoir, mais quelque chose m'échappe. Ce sentiment est absolument horrible. À cause de cela, de ce que je ne saisis pas, je n'arrive pas à répondre à la plupart des points que tu évoques. Je n'apprécie pas de devoir les ignorer, mais je n'ai aucune autre solution. Répondons donc à ta question directement.

Beaucoup de mots caractérisent ma vie ces derniers temps, et bien peu sont positifs. Je ne sais même s'il y en existe en réalité. Si je ne devais en choisir qu'un seul, ce serait le mensonge. J'ai l'impression qu'on m'a mentit, je me suis mentis, et j'ai peut-être même menti par omission. Si tu savais tout ce que ça à engendré ... Je suis assez sûr de moi, et pourtant, un terme qui seconde ou égal le premier serait regret. Même si je ne sais pas vraiment en quoi, il est certain que ce sentiment m'empli.

Quel est donc l'ultimatum dont tu parles ?


Sam 15 Juil - 4:18
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Drago Malefoy
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Élève de Serpentard

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Mystère épistolaire

avec Gemma Landre (démasquée à cause de son écriture)



C
hère inconnue (ou presque),


Avant toute chose, je suis navré que tu n'aies pas compris la moitié de ce que j'ai pu écrire dans mon précédent parchemin. En fait, non. Je ne suis pas "navré". C'est une expression. J'en suis peut-être un peu désolé, c'est vrai, mais rassure-toi: d'une manière ou d'une autre tu finiras par comprendre.

Revenons à ta première question: si j'accepte mon devoir. C'est trop vague pour que je puisse y répondre correctement, mais je vais tenter un oui. Si j'ai un devoir et que je le respecte, tu peux être sûre que c'est parce que j'y crois dur comme fer. Ca n'a rien à voir avec le fait de se sentir bien. Voilà qui est dit.

Amusant comme tu me permets d'être "moi-même" sous prétexte que c'est sur un parchemin. Es-tu aussi complaisante dans la vraie vie?

Merci d'avoir retenu la partie où j'affirme être un bon soldat. C'est drôle comme c'est toujours ce que tu retiens quand je parle de moi. La cause pour laquelle je me bats, c'est une cause noble à laquelle tu n'adhères certainement pas. Je n'en dirai pas plus pour l'instant. Patience.

Et, oui, tout reste simple quand on ne pense pas. Crois-tu que je m'encombre à penser au-delà de mes obligations? Pourquoi faire? Inutile de m'embrouiller l'esprit avec des broutilles. J'ai bien compris que c'était mauvais, et je ne dois pas m'écarter du droit chemin. C'est ça ma priorité, et je m'y tiens.

La lecture de tes mots m'interroge. Tu parles d'une détestable situation dans laquelle tu te serais mise, et du regard de tes proches. Peux-tu m'en dire un peu plus? Je suis curieux.

Surprenant. Le mensonge est donc le mot qui ressort pour définir, en partie, ta situation en ce moment. Tu aurais menti, on t'aurait menti, et il n'y aurait que mensonge. Amusant, toi qui parlais de faux-semblants... Pourquoi aurais-tu menti, même par omission, selon toi? Et en quoi on t'aurait menti?

Malheureusement je ne pourrais pas tellement te parler de mon ultimatum. Pas en détails du moins. Je peux te dire que que j'ai l'impression de devoir faire un choix, et que d'un côté comme de l'autre, il m'en coûtera.

On pourrait encore discuter des jours, des mois, des années de cette façon, mais je pense qu'on devra bientôt mettre un terme à ces échanges. Non pas que je me lasse, mais les règles du jeu vont changer, si ce n'est pas déjà le cas... Je préfère te prévenir.

Urgent. Ca devient urgent pour moi de mettre un terme à tout ça, même si c'est amusant.

Si tu pouvais revenir en arrière, retourner le temps, que ferais-tu?



Codage par Lou Perkins

Lun 17 Juil - 9:11

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Gemma Landre
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Élève de Serpentard - Modération RPG

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Cher inconnu (de nom),

Au risque de me répéter, tu me perds encore dans tes mots. Je saurais tout de même me contenter de ce que je comprends, et suppose que je réussirais à éclairer tout cela à force de relectures.

Qu'importe la vraie vie ? Le principe de notre échange est justement de ne pas empiéter sur notre existence. Si tu tiens à avoir une réponse, sache que je fais ce que je peux. Pour être honnête, j'ai parfois du mal à accepter que l'on puisse penser différemment de moi, même si je peux le comprendre grâce à certaines choses que j'ai vécues. Prendre le recul nécessaire n'est cependant pas toujours simple.  

Quand je le peux, je répond à tout ce dont tu parles, je ne relève pas seulement les parties qui m'intéressent. Ça à beau être un point par lequel je me sens concernée, encore, de par ce que j'ai connu, je ne fais pas de différence avec les autres. Il est tout de même vrai qu'il y a beaucoup de choses que j'ai éludé sur ta précédente missive, parce que j'y ai été contrainte ; tu étais trop flou, trop vague, et je n'avais pas vraiment de substance à laquelle me raccrocher.

Plus je vis, et plus je me dis que tu as raison de ne pas penser. Je crois que ça me détruit. Le combat intérieur que je suis en train de connaître, je n'arrive plus à le supporter. J'ai beau m'amuser à me croire forte, je commence à me rendre compte que je suis peut-être bien plus faible qu'il ne me plaît de l'imaginer. C'est dur de se dire que tout le monde me préfère comme la personne que je ne suis pas. D'autant décevoir, que ce que je considère comme juste soit vu comme une si grosse tare. Je me trouve également devant un choix. Pour le moment, j'avance sur un fil tendu. Un jour, je tomberai d'un côté ou de l'autre, et j'en souffrirai, c'est certain. Cela m’effraie, mais je reste un roc. Je suis capable de le supporter, j'y suis obligée. Il n'y a pas longtemps, j'étais si sûr de moi. Maintenant, je doute et remet tout en question une nouvelle fois. Je m'en déteste.

Il est impensable que je te décrive la situation dans laquelle je me trouve avec exactitude, où je risque d'y perdre mon anonymat. Alors, je serais évasive. Je te parlais de mensonges. Et bien il se trouve que j'ai menti, ou dissimulé certaines choses du moins. Ce n'était même pas volontaire, et pourtant cela a prit des proportions abusives. Dès le départ, j'aurais pu essayer de régler le problème. Crever l'abcès. Il faut croire que je suis trop stupide pour ça. J'ai préféré attendre, laisser les choses dégénérer. Pire même : je les ai volontairement exagérées. J'ai dis des choses absurdes que je ne pense même pas, seulement pour me jeter un peu plus dans toute cette fausseté. Tu vois un peu ? J'ai été responsable de ce qui m'a blessé, même si je me suis caché longtemps le fait que cela me touchait. Pourtant, ma véritable erreur ne réside pas en tout ça. Ce que j'ai fait de plus idiot a été de m'attacher. Je n'aurais jamais dû m'accorder ce luxe. Trop tard.

Je ne peux pas te parler plus de ces mensonges. C'est important pour moi de garder secrète mon identité, surtout que j'ai l'impression de me livrer plus que jamais sur ce papier. D'ailleurs, je ne suis même pas sûr de ne pas réécrire cette lettre avec plus de retenue et brûler l'original. Après ce n'est pas le but, de se contenir, n'est-ce pas ? C'est d'ailleurs pour cela que je ne comprend pas pourquoi tu es autant sur la retenue. Ce n'est pas nécessaire.

Les choix, ce n'est jamais simple. Il y a tellement de paramètres à prendre en compte. Chaque situation est spéciale et a ses particularités. Je suis très mal placée pour essayer de t'aider sur ce point, alors je me contenterais de m'abstenir quand aux conseils que j'aurais pu proférer.

Quel jeu ? Quelles règles ? Imposées par qui ? Changées par qui, pourquoi et comment ?

Une nouvelle fois, je ne comprend pas. Ce n'est pas pour autant que je veux me laisser dépasser par tout ça. C'est pour cette raison que je préfère te prévenir, à mon tour. Mise à part si je juges cela nécessaire, je ne répondrais pas à ta prochaine lettre. À quoi bon m'habituer plus à quelque chose qui disparaîtra ? C'est inutile. Tu es donc au courant de la décision que je viens de prendre, à l'heure même où je rédige …

Qu'est-ce que je pourrais changer si je revenais en arrière ? C'est extrêmement difficile de répondre. Je vais faire de mon mieux, mais ne promer rien de très probant. Pour commencer, je vais évoquer tout ce sur quoi je me suis déjà interrogée quand au fait d'avoir pu l'éviter mais sur lesquels je n'ai pas réussi à avoir d'avis clair. Il y a tout d'abord le fait d'avoir subi certaines … Désillusions, disons. J'ai déjà soulevé le fait que j'avais réalisé certaines choses, et tout serait plus simple pour moi si ce n'était jamais arrivé. Pour autant, aurais-ce été une meilleure chose que de l'effacer ? Je n'arrive pas à me décider. Peut-être, pour la simplicité que cela m'offre. Néanmoins, le prix à payer est trop élevé. Enfin, il l'est en tous les cas. Et je me devrais de l'assumer.

En suite, m'être attachée. Probablement la chose que je n'aurais jamais dû faire. Je me suis exposée à la douleur, me suis presque offerte à elle. Si j'avais suffisamment pris mes précautions, je n'en serais pas là à cette heure. Je crois que, malgré tout, ce n'est pas une chose que j'arrive à regretter. Peut-importe ce qu'il s'est passé, je suis fière d'avoir réussi à voir au-delà des apparences. Je ne m'épancherais pas plus. Je m'estime heureuse d'avoir vécu certaines choses et ferais tout pour en oublier d'autres. Peu importe ce qui peut encore se passer, je ne me laisserais plus déborder. Je suis incapable de vouloir retirer cela, c'est important de l'avoir vécu, ne serait-ce que pour la leçon que j'en ai tiré.

Pour finir, je ne me serai peut-être pas tût si j'avais su ce que cela engendrerait. Oui, c'est presque certain. Mise à part cela, mes actes resteraient les mêmes, parce qu'ils font ce que je suis aujourd'hui, et c'est dur de vouloir se changer. Enfin je suppose, je ne peux pas dire ce que je ferais si j'avais vraiment ce choix.



Ma question. Je dois bien la choisir. Tu parles tant d'un devoir et d’obligations que s'en est choquant. Que ne serais-tu pas près à sacrifier pour le remplir ?

Une ultime fois,

Ta correspondante.

Ps : Je viens de relire ta lettre. Saurais-tu qui je suis ? Je commence à douter. Vraiment, je n'espère pas. Qu'on brise encore une fois ma confiance serait impensable, parce que tu es une des trois seules personnes à laquelle je l'ai accordée. Les trois premières et dernières personnes.



Mar 18 Juil - 4:31
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Drago Malefoy
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Élève de Serpentard

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Mystère épistolaire

avec Gemma Landre (démasquée à cause de son écriture)



B
onjour Gemma,


Effectivement, je sais qui tu es depuis quelques lettres, déjà. Tu parles de confiance brisée, mais tu te plantes complètement. J'ai horreur de cette façon que tu as de te placer en victime, comme quand tu dis que tu t'es attachée à tort. La vérité, c'est que tu t'es sans doute attachée aux mauvaises personnes, celles qui ne te correspondent pas vraiment. Que cherchais-tu à te prouver? Facile de faire la surprise quand ces personnes apprennent tes véritables pensées. Facile de se recroqueviller sur soi-même, et de faire l'étonnée. Facile. J'aurais envie de te secouer, et de te dire d'assumer. Avec ces lettres, tu m'as prouvé que tu n'avais jamais rien assumé. J'ai découvert une autre personne, une personne que tu ne m'as jamais montrée, et avec qui je ne serais probablement jamais devenu ami. Donc quand tu me parles de ces mensonges, je ne peux que comprendre. Je te retrouve dedans.

Unité. C'est un mot qu'on associe à l'amitié. Des amis sont unis, si ce n'est par les idées, ou par les ressemblances, ça l'est par le soutien., et non par le mensonge. Je ne t'ai jamais menti. Paradoxalement, lire ces lettres m'a calmé un peu. Après tout, je t'ai confié par mal de choses moi aussi, et ça me trouble de savoir que c'est toi, Gemma, derrière ta plume et ton parchemin. Quel double-jeu as-tu donc fait? C'en est presque insultant. J'ai été roulé depuis le début, et je ne me suis rendu compte de rien. Alors ne viens pas me parler de confiance, ou du fait de se retrouver déçu lorsqu'on s'attache aux gens. Je connais le sujet.

Galère. C'est à ce mot que se résume notre amitié. Car oui, je te l'apprends, mais toi et moi nous étions amis il n'y a pas si longtemps.

La vérité, c'est qu'il n'y a pas grand chose d'autre à rajouter. Je pourrais répondre plus en profondeur à tes interrogations, ou a ton petit mot un peu vague qui ne me parle en rien, mais ça serait encore tourner autour du pot pour répéter inlassablement les mêmes choses et très franchement, partager mes états d'âme m'ennuie au plus haut point.

Alors dois-je réellement faire du comblement pour te parler de ma vie sur ce parchemin? Il faut dire que je m'en suis lassé, et que ça ne mène à rien si ce n'est entretenir une mascarade. Tout ce qu'il y a à savoir, tu le sais déjà.

Nul besoin d'en rajouter.

Tôt ou tard, tout finit par se savoir, c'est aussi valable pour moi.

Et l'heure est venue. C'est exactement la raison pour laquelle je vais te demander une chose. Je ne vais pas te révéler mon identité sur ce parchemin. Si tu ne l'as pas déjà devinée, je vais t'aiguiller un peu. Je suis donc au courant de la tienne depuis trois lettres. Voilà pourquoi tu as peut-être saisi mon changement de ton. J'ai laissé quelques indices dans ces trois lettres, et je vais te demander de les relire attentivement. Assemble la première lettre de chaque paragraphe (y compris la première lettre de la formule de politesse au début), dans cette lettre, la précédente, et celle d'avant. Qu'obtiens-tu? Ca te rappelle quelque chose? Si oui, tu comprendras comment je t'ai démasquée, et depuis quand. Je te suggère de se retrouver demain, mercredi, à midi, à cet endroit même, près de cet arbre. Nous discuterons. Voilà pour mon ultime lettre. Je ne chercherai plus les tiennes. Je chercherai seulement ton visage.



Codage par Lou Perkins

Mer 19 Juil - 1:06

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